Notre île sombre

Fugue for a Darkening Island
«Je suis sale. J’ai les cheveux desséchés, pleins de sel, des démangeaisons au cuir chevelu. J’ai les yeux bleus. Je suis grand. Je porte les vêtements que je portais il y a six mois et je pue. J’ai perdu mes lunettes et appris à vivre sans. Je ne fume pas, sauf si j’ai des cigarettes sous la main. Je me saoule une fois par mois, quelque chose comme ça. La dernière fois que j’ai vu ma femme, je l’ai envoyée au diable, mais j’ai fini par le regretter. J’adore ma fille, Sally.
Je m’appelle Alan Whitman… Et je survis dans une Angleterre en ruine, envahie par des populations africaines obligées de fuir leur continent devenu inhabitable.»

Notre île sombre est la version révisée du Rat blanc, une œuvre parue pour la première fois en 1972. Christopher Priest y dresse le portrait ironique d’une ancienne puissance coloniale colonisée à son tour. Plus de quarante ans après sa première édition, Notre île sombre n’a rien perdu de son pouvoir de fascination. Sa critique de l’arrogance des pays du Nord vis-à-vis de ceux du Sud est plus que jamais d’actualité.
Genre littéraire
Romans et récits
Époque
XXe-XXIe siècle
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Détails
272 pages - 108 x 178 mm
EAN
9782070469031
Date de parution
Traduit (anglais) par :
Michelle Charrier
Collection
Folio SF - no540

Coups de cœur libraires/lecteurs

Juan Lecteur

Deux thèmes sont à souligner dans ce livre qui est d'une extraordinaire actualité, ouvrage qui devrait d'ailleurs figurer sur la liste des livres à lire absolument par tous nos experts en démographie et sociologie : d'abord, la description de la médiocrité du personnage, l'homme typique des foules si je puis dire, l'Occidental abondamment peint par la littérature, revenu de tout alors qu'il ne connaît rien ou si peu, vivant comme s'il ne vivait pas, comme s'il n'avait jamais vécu, marchant dans...

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« La première version, rédigée avant l’âge de trente ans, montre les ambitions et le talent littéraires dont l’auteur faisait déjà preuve. Plus de quarante ans plus tard, le roman n’a rien perdu de sa force ni de sa pertinence — il est même d’une actualité plus brûlante que jamais. » – Bifrost « Une lecture qui n’est pas sans provoquer un certain malaise. Ce qui n’est pas la moindre de ses qualités. » – L’Écran fantastique