Faber

Le destructeur
«Je ne me rappelle plus clairement notre fuite dans la cour vide du collège. Une lumière blanche aveuglante, à la manière d’un projecteur directement venu du ciel, nous a suivis un instant. Puis Faber a fait le mur derrière les toilettes. Le temps d’enjamber le parapet en ciment, de me râper les genoux contre la pierre crayeuse et le mortier, et nous revoilà en train de galoper dans la ruelle, juste derrière le collège Octave-Joly. Jamais nous n’y sommes retournés.
Nous avons repris nos esprits. Lorsque le Grand-Cours familier s’est ouvert devant nous, les voitures bourdonnantes du petit matin ont entamé leur ronde routinière sur le boulevard. En s’étirant, Madeleine a ouvert les yeux : «Qu’est-ce qui s’est passé?»
Faber m’a adressé un clin d’œil.
Il a indiqué le vieux bâtiment dans notre dos : «On lui a dit adieu.»
«Ah.» Madeleine a bâillé. «À qui?»
«L’enfance, évidemment.»»
Genre littéraire
Romans et récits
Époque
XXIe siècle
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Détails
480 pages - 108 x 178 mm
EAN
9782070462940
Date de parution
Collection
Folio - no5913

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Dans les médias

Faber est un éclat de rire macabre, un coup de canif dans le bon goût, une envie d’en découdre avec les fantômes. Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche À travers les destins de ses personnages, Tristan Garcia montre l’amertume des classes moyennes face aux promesses non tenues de réalisation de soi, anéanties par la crise. Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles Vagabondant entre les genres, se faisant porte-voix d’un discours qu’il invente lui-même sans cesse, l’auteur s’affirme comme un charmant et doué transformiste littéraire. Clément Ghys, Libération Un art de la narration captivant et un beau témoignage sur ce que c’est que d’avoir grandi dans les années 90, avec pour seules utopies, les séries TV et la pop anglaise. Thomas Malher, Le Point