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… n’oubliez pas de vous munir du nécessaire de survie !
Un voyage vers les mondes imaginaires, ça se prépare. Un Guide de conversation est mis à votre disposition afin que la langue SF n’ait plus aucun secret pour vous. Bon voyage !
 
> Guide de lecture
 
 
   
 
   
 
 

ÂGE D'OR
On appelle généralement ainsi la période qui a vu l'éclosion des plus grands auteurs du genre (Asimov, Heinlein, Van Vogt, Simak, Sturgeon...) grâce, notamment, à la multiplication des revues de sciences-fictions, appelés pulps. Difficile de jalonner précisément l'âge d'or, mais on peut dire pour simplifier qu'il débute à la fin des années trente et s'achève au tout début des années cinquante.
À lire : Robert Heinlein. Marionnettes humaines (Folio SF n° 223)

 
 
   
 
   
 
 

ANTICIPATION
Désigne les textes décrivant le monde tel qu’il pourrait être dans le futur. Ce mot était utilisé, entre autres, pour nommer la science-fiction
avant l’apparition de ce dernier terme plus général. En effet, si les œuvres d’anticipation ressortissent bien de la SF, toute la SF n’est pas d’anticipation.
À lire : Norman Spinrad. Le Printemps russe I & II (Folio SF n° 7 & 8)

 
 
   
 
   
 
 

CONVENTION
Manifestation annuelle réunissant les fans de SF. La plus grande est bien sûr la convention mondiale (« worldcon ») où des milliers de personnes (essentiellement anglo-américaines) se retrouvent pour discuter, assister à des conférences, acheter et faire dédicacer des livres... Il existe une convention française regroupant les fans français, bien moins nombreux mais tout aussi sympathiques et actifs.

 
   
 
   
 
 

CYBERPUNK
Mot forgé à partir des termes « cybernétique » et « punk ». C'est un courant informel apparu dans les années quatre-vingt, dont les auteurs phares sont William Gibson et Bruce Sterling. Les auteurs apparentés au mouvement utilisent les nouvelles technologies (essentiellement informatiques) et s'inspirent du monde contemporain pour en dénoncer les dérives. Fortement imprégné de culture pop-rock, le cyberpunk, en tant que mouvement littéraire, est mort au début des années quatre-vingt dix mais continue à influencer bon nombre de textes.
À lire : Bruce Sterling. Les Mailles du réseau (Folio SF n° 110)

 
   
 
   
 
 

DYSTOPIE
Contrairement à l'utopie, la dystopie présente un lieu ou un pays imaginaire présenté comme un idéal par son gouvernement mais qui est, en réalité, un enfer pour sa population. Dénonciation du monde tel qu'il est aujourd'hui ou tel qu'il tend à devenir, les exemples les plus célèbres de dystopies sont Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley et 1984 de George Orwell.
À lire : George Orwell. 1984 (Folio n° 822)

 
   
 
   
 
 

FANDOM
Contraction du « domaine des fanatiques ». Le fandom regroupe tous les fans de science-fiction qui se rencontrent lors des conventions, échangent leurs idées sur les fanzines et font vivre le petit monde de la SF. Avec l'arrivée d'Internet, les forums de discussion sur la SF peuvent être considérés comme un nouvel avatar du fandom.

 
   
 
   
 
 

FANTASY (heroic fantasy, high fantasy, dark fantasy, science fantasy, fantasy urbaine...)
Terme générique emprunté à l'anglais désignant une multitude d'œuvres très différentes. La fantasy fait généralement intervenir le merveilleux. Bien souvent, la magie y joue un rôle important, ainsi que la quête initiatique ou la lutte du bien contre le mal. On ne saurait trop conseiller de se reporter au guide de lecture d'André-François Ruaud, Cartographie du merveilleux pour de plus amples précisions.
À lire : David Gemmell. Le Lion de Macédoine (Folio SF n° 112, 113, 118 & 119)

 
   
 
   
 
 

FANZINE
Contraction de « fan » et « magazine ». Brochure généralement photocopiée, rédigée par et pour des fans. On y retrouve des fictions, des poèmes, des critiques de livres... Le ton peut parfois être polémique. L'Internet a également contribué à la diminution du nombre des fanzines.

 
   
 
   
 
 

GOTHIQUE
Initialement employé pour désigner les romans noirs anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, le terme est employé depuis les années 80 pour désigner un courant culturel (musical, pictural, littéraire...) où prédomine le morbide et la noirceur. Tatouages, piercings et vêtements noirs sont les signes de reconnaissance des gothiques ou « goths ».
À lire : Poppy Z. Brite. Âmes perdues (Folio SF n° 261)

 
   
 
   
 
 

LE GRAND PRIX DE L'IMAGINAIRE
Anciennement Grand Prix de la Science-Fiction française, il récompense, entre autres, les meilleurs romans francophones et étrangers, les meilleures nouvelles...

 
   
 
   
 
 

HARD SCIENCE
Ce terme, emprunté à l'anglais, désigne les romans de science-fiction où les explications scientifiques sont prépondérantes et se veulent irréprochables. Si leurs détracteurs les disent illisibles, les bons romans de hard science ne manquent pourtant pas et savent aussi être distrayants.
À lire : Arthur C. Clarke. Les Fontaines du paradis (Folio SF n° 233)

 
   
 
   
 
 

HUGO (PRIX)
Fondé en 1953, décerné lors de la convention mondiale, ce prix récompense les meilleures œuvres de SF pour l'année écoulée. Nommé après Hugo Gernsback, fondateur des premiers pulps de SF et « inventeur » du mot scientifiction, qui deviendra science-fiction.

 
   
 
   
 
 

MERVEILLEUX
Effet qui provoque la surprise et l'admiration chez le lecteur en présentant des événements surnaturels comme naturels, sans explication scientifique explicite ou implicite (contrairement à la science-fiction). La fantasy est fortement liée au merveilleux.

 
   
 
   
 
 

NEW WAVE
Mouvement né en Angleterre au milieu des années 60 en réaction contre la « vieille école » de la science-fiction (celle de l'âge d'or). Les auteurs rattachés à ce mouvement (Moorcock, Priest, Ballard, Spinrad, qui est américain, et de nombreux autres) souhaiteraient utiliser des techniques narratives plus modernes (empruntées au nouveau roman et au surréalisme) et explorer des thèmes plus novateurs (sociaux, culturels, sexuels...)
À lire : Michael Moorcock. Les Danseurs de la fin des temps (Folio SF n° 174, 179, 181 & 184)

 
   
 
   
 
 

NOVELLA
Texte plus court que le roman, mais sensiblement plus long que la nouvelle (entre 50 et 120 pages). La novella est pour certain le mode d'expression le plus approprié au développement d'une histoire de science-fiction.
À lire : Robert Silverberg. En un autre pays (Folio SF n° 264)

 
   
 
   
 
 

PLANET OPERA (ou planetary romance)
Roman se situant sur une seule planète (autre que la Terre) dont on découvre généralement la géographie, la faune, la flore, la population... Cette planète tient donc une place importante dans l'intrigue et peut être considérée comme un personnage à part entière.
À lire : Donald Kingsbury. Parade nuptiale (Folio SF n° 129)

 
   
 
   
 
 

PULPS
On nomme ainsi les premiers magazines dans lesquels la SF a vu le jour car ils étaient imprimés sur du papier de moindre qualité, fabriqué à base de pulpe de bois. C'est dans les pulps que la plupart des grands textes fondateurs de l'âge d'or ont vu le jour.

 
   
 
   
 
 

SPACE OPERA
Sous-genre décrivant des aventures spatiales à l'échelle de la galaxie, voire plus ! L'archétype en est, au cinéma, La Guerre des étoiles. Souvent péjoratif et synonyme de SF « bas de gamme », le terme a retrouvé ses lettres de noblesse, au point que l'on parle aujourd'hui de nouveau space opera.
À lire : Isaac Asimov. Le Cycle de Fondation. Folio SF n° 1, 2, 31, 41 & 51

 
   
 
   
 
 

SPECULATIVE FICTION
Terme proposé par Robert Heinlein en remplacement de science-fiction, mais gardant les mêmes initiales. Ce nouveau terme permettait de s'affranchir des contraintes liées à l'utilisation de la science et ouvrait de nouvelles possibilités aux auteurs. La New Wave a repris cette appellation à son compte.
À lire : Christopher Priest. Futur intérieur. Folio SF n° 226

 
   
 
   
 
 

STEAMPUNK
Littéralement « punk à vapeur » ! Né peu après le cyberpunk, le steampunk désigne des romans se déroulant le plus souvent à Londres à l'ère Victorienne, dans lesquels la science (à vapeur ou autre !) a connu une évolution plus rapide ou différente de la nôtre. On peut également faire le rapprochement avec des romans gothiques dans le sens premier du terme.
À lire : Paul J. McAuley. Les Conjurés de Florence. Folio SF n° 194

 
   
 
   
 
 

UCHRONIE
Forgé sur le modèle d'utopie, ce terme désigne des romans décrivant un « temps qui n'existe pas ». Dans ces textes, l'histoire a bifurqué pour s'éloigner de la nôtre de manière significative. L'exemple le plus courant est celui de la victoire des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais les points de divergence possible (et, donc, les uchronies) sont très nombreux.
À lire : Ian R. MacLeod. Les Îles du Soleil. Folio SF n° 222

 
   
 
   
 
 

UTOPIE
L'utopie est un genre très ancien, et vise à décrire un « lieu qui n'existe pas ». Bien souvent les utopies sont, pour leurs auteurs, le prétexte à la description d'une société idéale. Au XXe siècle, l'humanité déchante et l'utopie a plutôt cédé la place à la dystopie.
À lire : Lucien. « Histoire véritable », dans Longus. Daphnis et Chloé suivi de Histoire véritable de Lucien. Folio classique n° 415