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Où
sarrêtent
les frontières
entre le Bien et le Mal,
entre le juste et la compromission,
entre la fascination pour
les criminels traqués
et lenvie de ne
plus avoir, comme eux,
la moindre règle,
pour aller au plus noir
de ses pulsions ?
Quand devient-on à
son tour, par la
violence côtoyée
chaque jour, un être
hors des normes ?
Les psychopathes et autres
tueurs sont des miroirs
troublants tendus aux
enquêteurs qui les
affrontent en autant de
duels
Extrait
de Lombre du
tueur de Ian Rankin
«
Redis-moi voir pourquoi
tu les as tuées.
Je
vous lai dit, cétait
un besoin.
De nouveau,
Rebus jeta un il
sur ses notes.
Tu
as parlé dune
pulsion.
La silhouette
affalée sur la
chaise secoua la tête.
Des effluves
peu ragoûtantes
émanaient de lui.
Un
besoin, une pulsion, quest-ce
que ça fait ? Cest
pareil.
Ah
bon ?
Rebus écrasa
son mégot. Le cendrier
en fer-blanc débordait
au point de recracher
une partie de son contenu
sur la table en métal.
Parle-moi
un peu de la première
victime.
Lhomme
en face de lui grogna.
Il sappelait William
Crawford Shand, plus connu
sous son diminutif, « Craw »,
le Corbeau. Quarante ans,
célibataire, il
vivait seul dans une HLM
de banlieue, à
Craigmillar. Il était
au chômage depuis
six ans. Il passa ses
doigts nerveux dans ses
cheveux gras en essayant
de dissimuler le sommet
déplumé
de son crâne.
La
première victime,
insista Rebus. Redis-nous
ça.
Le «
nous », cétait
parce quil y avait
avec eux un autre policier,
linspecteur Maclay,
dans la salle dinterrogatoire.
Rébus ne le connaissait
pas très bien.
En fait, il ne connaissait
personne à Craigmillar,
pas encore... »
Sacré
auteur numéro 1
de thriller en Grande-Bretagne,
lécossais
Ian Rankin est le père
de John Rebus, enquêteur
à la brigade criminelle
dEdimbourg. Il est,
de part lampleur
et la force de ses romans,
une figure incontournable
du thriller contemporain.
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Ian
RANKIN
Le
Jardin des pendus |
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Un
ancien nazi filerait
des jours tranquilles
en Écosse
alors quil
aurait
en juin 1944, à
la tête de
sa division SS,
pendu toute la population
masculine dune
petite ville de
Corrèze.
Comment peut-on
être si
paisible, «sans
tâches ni
remords»,
après de
pareilles horreurs
? Quels
intérêts
cachés ont
donc les services
secrets, quarante
années plus
tard,
pour étouffer
de tels agissements
? Lhomme en
question est-il
le bon ?
John Rebus,dabord
agacé des
bâtons quon
lui met dans les
roues,panique
puis se révolte.
Sa propre fille
ne vient-elle pas
dêtre
volontairement écrasée
par un chauffard
?
Que
laffaire concerne
prétendument
la pègre
ne le détourne
pas des questions
essentielles, et
cest bientôt
autour de son propre
cou que la corde
se resserre. Quelle
est cette démocratie
où, dès
que lon atteint
les hautes sphères,
se devinent des
passerelles entre
cols blancs, truands
et criminels de
guerre ?
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Mark
HENSHAW et John CLANCHY
Si
Dieu dort |
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Une
enquête du
lieutenant Solomon
Glass.
Le
lieutenant Glass
est incontestablement
marqué, épris
de justice, capable
de passer en un
instant du comportement
le plus intraitable
à une nonchalance
proche du défaitisme.
Un homme complexe,
bardé de
diplômes qui,
quoique simple flic,
bénéficie
de la part de sa
hiérarchie
dune sorte
de paix royale difficile
à comprendre.
Si son « taux
de nettoyage »
parle de lui-même,
sa vie reste une
énigme. Une
série de
meurtres visant
des récidivistes
dangereux et autres
tueurs denfants
tout juste libérés
après des
peines dérisoires,
entraîne le
lieutenant sur la
piste dun
« régulateur » :
un tueur anonyme,
méthodique
et froid, qui semble
rendre une justice
que les hommes nappliquent
plus. La loi du
Talion se déchaîne.
il pour il,
dent pour dent
Le passé
de Glass loblige
à comprendre
cette réaction,
mais son éthique
la
réprouve.
Il est flic. Que
la loi amnistie
voire protège
des monstres, que
ce quil découvre
le renvoie à
ses propres abîmes,
ne lempêche
pas daller
au bout de ses enquêtes
Solomon
Glass est un personnage
hors des normes,
dune puissance
rare. Lombre
de la chûte,
suite de Si Dieu
dort, est publié
par Christian Bourgois.
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Thierry
JONQUET
Moloch |
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Une
maisonnette banale
dressée au
fond dun jardin
Prix
Mystère de
la critique 1999
« Ils
étaient là,
pataugeant dans
la boue, hébétés,
certains pleurant,
dautres hagards,
les mains tremblantes,
la gorge nouée
par le dégoût,
la pitié,
la colère,
la honte, un mélange
confus de sentiments
si voisins, tous
à scruter
le ciel gris-bleu,
dans ce matin de
printemps, tous
à songer
à ce quils
avaient fait une
demi-heure, une
heure plus tôt,
quand le téléphone
avait sonné
chez eux pour les
tirer du sommeil
et les convoquer
devant cette maisonnette
dapparence
si banale, dressée
au fond dun
terrain vague. »
Ce « ils »,
ce sont les flics
qui trouvent, dans
une ruelle labourée
par les pelleteuses,
les corps carbonisés
de quatre enfants.
Quatre enfants apparemment
livrés à
la folie des hommes.
La brigade parisienne
en charge de lenquête
va profiter de laide
sans faille du juge
Nadia Lintz et de
la substitut du
procureur Maryse
Horvel déjà
croisées
dans Les orpailleurs.
Ce ne sera pas de
trop. Ailleurs,
une jeune fille
muette échappée
dun carnage
est recueillie par
un inconnu. Ailleurs,
à lhôpital
Trousseau, une jeune
patiente intrigue
les médecins
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John
SANDFORD
Froid
dans le dos |
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Une
enquête de
Lucas Davenport.
Davenport,
fasciné par
la violence quil
combat, ambigu jusquà
rechercher pour
de mauvaises raisons
les psychopathes
quil traque,
engage avec Michael
Bekker, leffrayant
Dr Décès,
un duel à
mort jouant chaque
seconde sur les
nerfs. Celui quil
croyait derrière
les barreaux pour
lavoir personnellement
fait tomber est
en réalité
libre comme lair.
New York où
il se
terre est devenu
son nouveau terrain
de chasse. Les forces
de lordre
narrivent
à rien. De
nouveau sollicité,
Davenport comprend
vite que Michael
Bekker nest
pas son seul ennemi.
Des justiciers issus
de la police new-yorkaise
font la loi à
leur façon
et semblent basculer
progressivement
du côté
de ceux quils
devraient traquer.
Qui les manipule ?
Lucas Davenport,
sil se savait
seul, na pas
fini de regarder
par-dessus son épaule
Froid
aux yeux, autre
confrontation entre
Davenport et Michael
Bekker, est également
disponible en Folio
Policier.
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William
LASHNER
Vice
de forme |
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Une
enquête de
Victor Carl
Une
femme est morte
en plein sommeil
tuée dune
balle dans la tête.
Tout accuse lhomme
qui laimait
par-dessus tout
et qui a quitté
pour elle femme,
enfants et carrière
brillante. Aucun
alibi, ses empreintes
sur larme,
un état de
confusion qui laccable
Victor Carl, convaincu
de la culpabilité
de laccusé,
va pourtant reprendre
lenquête.
Rien nest
simple. La personnalité
de la morte se révèle
parsemée
de zones dombre
immenses. Son passé
est un gouffre où
se perdent les pistes.
Quavait-elle
dindicible
pour ensorceler
tous les hommes,
Victor Carl compris ?
Le mystère
dune femme,
lorsquelle
fut aimée
à ce point,
demeure fascinant.
Victor Carl veut
savoir pour faire
son deuil, quitte
à payer le
prix dune
vérité
bien trop longtemps
cachée, quitte
à pleurer
une seconde fois
celle quil
avait toujours aimée
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