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  Portes qui claquent ou mamies sous cachets, voisins teigneux et tueurs qui gaffent, morts qui bougent et privé qui bredouille, call girl enragée ou guichetière lubrique... Lorsque le polar déjante, c'est à mourir de rire.
 
Stephen DOBYNS
Un chien dans la soupe
  « Ne partez pas trop tôt... Je veux être le fourreau dont vous serez l'épée, je veux être votre hammam, le poêle dont vous serez le tisonnier... » Gloups ! Depuis que Michael, gentil introverti discret, a rencontré Sarah, jeune femme aux grandes dents et au surprenant appétit, rien ne se déroule tout à fait comme prévu. Il y a d'abord la vieille mère dans le salon qui l'observe comme si elle jaugeait la qualité d'un rôti. Il y a l'agonie du chien de Sarah empoisonné sur la carpette, l'ultime bouche à bouche atroce qui en découle et l'obligation pour Michael de touver à la bête une dernière sépulture... Nous sommesà peine au début du livre, en plein Manhattan, dans une ville possédée par les dingues où se débarasser d'un vieux bâtard devient une hallucinante aventure. A fortiori si un chauffeur de taxi « qui vous veut du bien » s'est mis en tête de vendre le cadavre... Un monument tordu qui vous propulse de nulle part en ailleurs !
 
Peppe FERRANDINO
Le Respect
  Giorgina hurle sous ses fenêtres qu'il est « le plus grand merdeux de la ville ». Un commissaire vient lui casser les dents à domicile et un parrain maffieux se déplace pour lui offrir un pont d'or qu'il refuse... Pino Pentecoste, le roi faucgé de Naples des enquêtes foireuses et des histoires de cocus, se retrouve au milieu de portes et de baffes qui claquent. Le Respect, c'est la commerdia dell'arte qui s'invite dans les coulisses du roman noir. C'est Philip Marlowe qui croise Ribouldingue. Du grand boulevard et du grand art pour une une histoire à deux cents à l'heure, une farce avec des personnages qu'Andrea Camilleri a qualifiés d'« extraordinaires ». Une ouverture à l'italienne.
 
Don WINSLOW
À contre-courant du Grand Toboggan
. Elle est insupportable, aussi crue de vocabulaire que splendide de corps, avec un visage incroyable à faire se damner le plus hypocrite des puritains blancs. Elle se nomme Polly Padget et attore les ennuis aussi sûrement que la nuit tombe ; c'est la nouvelle mission et la nouvelle plaie de Neal Carey, qui doit la planquer chez lui alors que toute l'Amérique en folie la recherche. Médias, mafia, actionnaires d'un empire audiovisuel, épouse folle de rage et opportunistes en tout genre, tueurs ou increvables limiers, tous veulent mettre la main sur cette poule aux œufs d'or. S'ils savaients ! Tout cela parce qu'elle affirme haut et fort et avec un accent plous ahurissant avoir été violée comme une bêtepar un télévangéliste conservateur dévoué à la Famille Américaine. Neal, pourtant si calme, n'a pas fini de courir pour éviter les gnons. Surtout si Polly Padget sympathise avec sa copine pour former à son domicile un front féministe redoutable et sans scrupules...
 
Christopher MOORE
Un blues de coyote
  Pourquoi se gêner avec les humains lorsque l'on est un dieu et l'on peut se transformer tour à tour en Indien, en mouche, ou en vendeur de gadgets ? Le Coyote en question n'est pas celui de Tex Avery (quoique...) mais bien l'incarnation terriblement joueuse d'une véritable divinité crow décidée à rendre infernal le quotidien d'un golden boy. Aussi superficiel que beau gosse, Sam entend pour la première fois la voix railleuse de l'animal alors qu'il dévore des yeux les jambes fuselées d'une femme penchée sur sa voiture. « Tu te la ferais bien, hein ?... Si t'en as envie, vas-y, fonce ! » Et Sam, après que le Coyote a crevé un pneu du véhicule, de se trouver bien malgré lui à aider la beauté... Au coyote de se régaler ! Appartement saccagé, licenciement dans l'heure... Tout y passe. Sam, à force d'harcèlements, va redécouvrir sa propre histoire ; l'occasion, entre légendes indiennes et réalités yankees, d'une balade ravageuse.
 
Jean-Jacques REBOUX
Poste mortem
  Simone Dubois a 54 ans. Elle est célibataire, mangeuse d'hommes et tueuse d'amants qu'elle étrangle ou pousse dans l'eau. Par-dessus tout, elle travaille à la Poste, qu'elle surnomme la Peste. Que se passe-t-il derrière les comptoirs de cette tentaculaire et nocturne entreprise ? Entrepôts immenses, enveloppes bizarres, crimes odieux ou perversions affolantes des guichetières... Simone Dubois dit tout ! Fonctionnaire folle à lier, bloc de haine pure, elle invente le reste. Et tant pis pour celui qui l'écoute ficelé sur une chaise. Qu'il s'agisse de son ministre de tutelle défoncé à la marijuana n'ent est que plus excitant. A lui de subir cette existence 100 % PTT, totalement déjantée pour un polar dûment trimbré qui passe comme une lettre dans la boîte.
 
Colin THIBERT
Royal Cambouis
  Pollution ! Lorsque débarquent en plein massif du Vercors les quatre barbouzes Nord, Sud, Est et Ouest des Services spéciaux pour un nettoyage par le vide, on ne sait franchement pas où cela va mener. Courir douze kilomètres par jour n'a jamais musclé le cerveau. Obéir à un ordre, c'est facile, suivre une consigne ça passe, prendre des initiatives, c'est franchement délicat ! Qui va suivre la camionnette blanche ? Que fait-on du vétérinaire qui n'a pas été sage ? Faut-il faire parler son chien pour savoir s'il est mort ?... Pendant ce temps, la « station 37 » continue de suinter des substances inavouables. Soldats « siliclonés » et témoins qui s'ignorent font patauger dans une mousse jaune qui tue. Bien malin qui saura ce qui fait le plus de dégâts !