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Aimer
la mer... Le grand large
et ce que l'on peut imaginer
comme drames possibles dans
la solitude rouillée
des cales de cargo ou sur
les ponts ou cabines des
fragiles voiliers. Aimer
la côte et les traces
qu'elle rejette, les plages
où se nouent et se
dénouent tant de
passion humaine et de traffics.
L'eau cache son sel comme
le meurtrier son acte. Sous
la couleur pure des vagues,
flânent les requins
et patientent les crabes.
Derrière la beauté
se cachent les brisants.
La mer a son rivage, ses
falaises, ses couleurs changeantes
et ses grottes cachées,
les hommes leurs secrets,
leurs sautes d'humeur, leur
violence et leurs failles
sans fond... |
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Charles
WILLIAMS
Calme
blanc |
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Les
vagues comme les hommes
ont leurs humeurs,
et il faut se méfier
de l'eau qui dort
! Surtout si vous
croisez au milieu
de nulle part un inconnu,
seul rescapé
sur son voilier d'une
effrayante et invérifiable
intoxication alimentaire.
Pas de témoins.
Les amis sont morts.
Juste l'obligation
pour John Ingram de
le sauver. Quitte
à laisser sa
propre compagne seule
en compagnie de cet
inconnu pour aller
voir sur l'autre navire
ce qui est arrivé.
La curiosité
dit-on...Pourtant
John Ingram n'est
pas un imbécile
! Mais il y va...
À voir l'eau
qui monte des cales,
les ailerons qui approchent
et son voilier qui
disparait au loin
dans la quiétude
de l'infini, il pourra
s'estimer heureux
s'il lui reste encore
une main pour s'en
mordre les doigts...
et ceci n'est que
l'amorce de De
sang sur mer d'huile,
thriller maritime
impeccable de Charles
Williams porté
à l'écran
sous le titre de Calme
blanc. |
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Wilfrid
SIMON
La
Passagère clandestine |
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Autre
« boat
story » de Wilfrid
Simon, La Passagère
clandestine embarque
pour l'océan
indien. De Malacca
en Malaisie jusqu'à
Barcelone, Nicolas
aura tout le loisir
de s'interroger sur
les circonstances
« fortuites
» qui l'ont
fait prendre à
son bord la si jolie
jeune femme nommée
Mifei... Triades chinoises
et mafia ne sont pas
des chimères.
Les affronter avec
un voilier déglingué
relève de la
folie ou de l'absence
de choix. Or Nicolas
cumule les deux... |
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Kem
NUNN
Surf
City |
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Surf
City de Kem Nunn,
roman peuplé
de grands prédateurs,
aurait pu se nommer
autrement ; en rester
au titre, volontairement
ironique, pourrait
amener à se
priver d'une des plus
somptieuses allégories
sur l'Amérique
moderne. Portrait
violent et désenchanté
et thriller puissant,
Surf City débute
en plein désert
pour finir sur la
côte sud de
Californie où
calme et surfeurs
deviennent les symboles
de la face cachée
du rêve yankee.
Ice Tucker n'a pas
vingt ans et n'a connu
que la poussière
et la brutalité
de son oncle quand
il quitte sa station
d'essence pour retrouver
sa soeur disparue.
Elle serait partie
au Mexique... On parle
de « petites
fêtes »
en milieu très
fermé... Ike
se met au surf pour
entrer dans la danse.
Duplicités
et faux semblants
l'attendent comme
autant de frontières
avant l'horreur ultime... |
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Sophie
LOUBIERE
Dernier
parking avant la plage
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Les
vacances ! Le VVF
! La plage et les
activités avec
les mômes pris
en main du matin au
soir par des personnels
compétents...
Le bonheur tarifé
pas trop cher et des
rencontres possibles...
Et puis la nuit qui
tombe sur les dunes...
La solitude absolue
des plages... La proximité
des parkings obscurs
des discotèques...
Tous ces ados fragiles
prêts à
tout pour montrer
qu'ils grandissent...
Et les disparitions.
Régulières.
Sans explication.
Avec parfois un gosse
qui revient des mois
plus tard complètement
mutique... Pas si
tranquile que ça
la côte vendéenne
décrite par
Sophie Loubière
! Dernier parking
avant la plage
est un titre qui,
à l'image du
récit, respire
d'abord l'innocence
pour très vite
se teinter des frissons
de l'angoisse... |
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Sébastien
JAPRISOT
Le
Passager de la pluie
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Même
station balnéaire,
ou presque, à
l'automne, dans Le
Passager de la pluie
de Sébastien
Japrisot. Les touristes
sont partis. La mer
reste. La couleur
est plus grise. Mellie,
jeune femme sage mariée
à un navigateur
aérien, voit
un soir de pluie toute
sa vie basculer. De
l'autocar qui n'amène
plus personne est
descendu un homme
par qui le bruit du
ressac et la candeur
des vagues perdront
à jamais de
leur trompeuse bienveillance.
Car cet homme est
entré chez
elle. Cet homme est
un malade. D'autres
suivront ; d'autres
qui le cherchent car
il a disparu... |
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