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Enseignant-chercheur
spécialisée
dans linformation
scientifique,
passionnée
par la recherche
environnementale,
Christine Adamo
a également
participé
à lélaboration,
entre 1997 et
2000, dun
parc naturel
pour le clacanthe,
aux Comores.
Découvert
vivant en 1938
sur les côtes
dAfrique
du Sud dans
les mailles
dun chalutier,
ce grand poisson
bleu venu de
la nuit des
temps a progressivement
bouleversé
la communauté
scientifique
mondiale pour
rester à
ce jour un mystère.
On le croyait
disparu. Il
a résisté
à toutes
les évolutions.
Il serait lancêtre
de lhomme ?
Le « chaînon
manquant »
des origines...
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Votre
livre, Requiem
pour un poisson,
fait découvrir
un incroyable
« monstre
», sorte
de poisson
maudit et
préhistorique
venu des abysses.
Le clacanthe
existe bel
et bien ?
Oui.
Et le trouver
fut comme
découvrir
un dinosaure
vivant. Le
même
choc. On a
très
longtemps
cru quil
était
lancêtre
des tétrapodes
et donc de
l'Homme ;
quil
était
celui qui
était
sorti de la
mer pour devenir
le père
de tous les
vertébrés
terrestres.
Se pencher
sur lui, cétait,
et cela reste
toujours,
sintéresser
au très
grand mystère
des origines
de lhumanité.
Doù
venons-nous ?
Qui sommes-nous ?
Cela fascine.
Les luttes
de prestige
sont énormes,
avec des enjeux
entre les
puissances
qui, sils
sont abstraits,
nen
demeurent
pas moins
fabuleux.
Si le clacanthe
est désormais
davantage
considéré
comme un symbole
de survie
de l'environnement
naturel, pour
exister depuis
près
de quatre
cents millions
dannées,
il nen
continue pas
moins de susciter
les passions
et donc les
rivalités.
Nous sommes
loin de tout
savoir et
cela, bien
quil
soit lanimal
le plus étudié
après
lhomme.
La recherche
scientifique
le concernant
est une aventure
extraordinaire.
Quest-ce
qui vous a
poussé,
au-delà
de cet animal
incroyable,
à en
faire un polar ?
De
nombreuses
théories
et polémiques
ont accompagné
sa découverte
depuis la
fin des années
trente jusquà
nos jours.
Jai
eu le privilège
dêtre
de cette aventure
durant quelques
années.
Cela ma
permis de
rencontrer
des scientifiques
extraordinaires
et davoir
connaissance
de splendides
coups tordus.
La narration
fait le reste.
Ceci dit,
je ne pense
pas quaucun
de ceux qui
ont travaillé
sur « ce
fossile vivant »
aient eu des
pulsions de
meurtres...
Même
si les conflits
entre les
États
impliqués
nont
pas été
simples. Cela
touchait à
la politique.
À la
puissance.
À la
suprématie
dune
nation sur
les autres.
Les repérages
récents
de clacanthes
à proximité
de lIndonésie,
et en Afrique
du Sud, ont
relancé
les appétits.
Il y a forcément
des découvertes
à faire
sur un être
qui a pu à
ce point sadapter
en évoluant
si peu (si
ce nest
pour fuir
vers le fond
des océans,
comme loin
de lhomme
et de ses
turpitudes).
Le roman vient
ensuite pour
mettre en
forme ce qui
était
déjà,
en soi, une
histoire extraordinaire.
Propos
recueillis
en février
2006 à
la Foire du
Livre de Bruxelles.
« Réussir
un polar haletant
sur un poisson
qui doit avoir
dans les trois
cents millions
dannées
tient du prodige. »
Christine
Ferniot, Lire
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