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Ancien
employé
à la
protection
de l'enfance
de la ville
de Bergen,
renvoyé
pour avoir
cassé
la figure
à un
dealer qui
faisait se
prostituer
une gamine,Varg
Veum est ce
détective
faussement
classique,
divorcé,
amateur d'aquavit,
à chaque
fois impliqué
dans des affaires
qui le burinent
et le blessent
sans lamais
le blinder.
Rien avec
lui ne sera
tout à
fait ce qu'il
semblait être
au départ.
On se croit
parti pour
une intrigue
récréative,
finement construite,
et l'univers
est ailleurs,
plus complexe,
s'inscrivant
dans une connaissance
si profonde
de la nature
humaine qu'elle
donne un nouveau
souffle au
roman policier.
Veum est à
l'écoute
et il a choisi
le camp de
l'humain,
du fragile
et de la compassion.
Loin d'être
naïf,
sans un sou,
il prend le
temps d'aider
un gosse venu
lui demander,
avec sa seule
confiance
d'enfant,
de retrouver
un vélo...
Ainsi débute
Pour le
meilleur et
pour le pire,
sur un banal
« emprunt »,
un vague fait
divers. Roar
a neuf ans,
il n'a pas
de père,
sa mère
travaille
et une bande
le traque.
Veum considère
qu'il n'a
rien de plus
important
à régler
et risque
sa peau pour
se heurter
à la
réalité
urbaine des
cités
pauvres de
sa ville.
Il se retrouvera
au cur
d'un meurtre
où
ses sentiments
d'adulte se
cogneront
à l'amour
d'une femme.
L'avenir brisé
de gosses
touchés
de plein fouet
par les fêlures
d'une société
qui s'effondre
le percute.
Cette réalité
transposée,
dépaysante,
doucement
racontée
dans sa dure
vérité,
pourrait être
la nôtre,
celle de la
vieille Europe.
Une sorte
de conte moderne
touchant aux
fondements
de nos questionnements
communs...
Cela
se passe en
Norvège,
pays tout
juste vieux
d'un siècle
et passé
en un dm d'oeil
historique
de la plus
grande misère
au rang des
pays les plus
riches du
monde. Cela
vient de Bergen,
ville côtière
adossée
à la
montagne où
se déroulent
les aventures
deVeum. Dans
ce décor
de grisaille
déchirée
de saisissantes
éclaircies,
les idées
reçues
tombent ~
les unes après
les autres.
Gunnar
Staalesen,
l'auteur natif
des lieux,
y veille tout
en nuances.
Dramaturge
imprégné
des sagas
de la mythologie
scandinave,
fin connaisseur
de la littérature
française,
il décline
ses thèmes
de prédilection
comme une
rumeur d'arrière-plan.
L'effondrement
d'un modèle
social...
la famille...
l'enfance...
Le conflit
des générations...
L'amour n'est
jamais loin
dans ce décor
subitement
traversé
de splendides
lumières.
La Belle
dormit cent
ans commence
sans bruit,
happe progressivement
le lecteur,
l'emmène
presque malgré
lui dans l'intimité
des familles
si proches
qu'elles ne
savent plus
où
se niche la
haine et où
se ache l'amour.
Idem dans
Le Loup
dans la bergerie,
où
le départ
d'une femme
entraîne
Veum dans
une machination
dont il ne
découvrira
que trop tard
l'existence
et les causes...
Peu de crimes
en Scanie
mais beaucoup
de personnes
parties sans
jamais revenir...
Toute une
littérature
qui parle
des autres,
de nous et
se pose sur
nos doutes
et nos passions
comme la neige
sur les villes.
Une petite
révolution
dont Gunnar
Staalesen
est l'un des
guides.
« Chapeau
bas ! »
(Martin Winckler)
« Staalesen,
un auteur
qui vaut vraiment
le détour »
(Colin Thibert)
« Au
fil de ses
recherches,
on découvre
l'envers de
la société
norvégienne
et surtout
les bouleversements
spectaculaires
que la découverte
du pétrole
et la prospérité
soudaine qui
s'en est suivie
ont apportés
à une
population
plutôt
pauvre de
paysans et
de marins.
»
(Gérard
Meudal, Le
Monde)
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