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Douglas KENNEDY
L’homme qui voulait vivre sa vie...



  « Remarquable ! » « Drôle et terrifiant. » « Impeccablement construit... J’ai adoré… » Ou comment réussir, avec une première publication, un véritable coup de maître et devenir du jour au lendemain le créateur de l’un des meilleurs romans noirs de l’histoire du genre. Ni plus ni moins. Cul-de-sac est un petit bijou. Rien n’y est anodin, les dialogues fusent, le suspense est parfois insoutenable et pourtant mélangé à un rire libérateur et féroce.
  Ce tour de force est assez rare. Il ne s’explique pas simplement par l’originalité des paysages ou la force des personnages rencontrés. Il y a dans Cul-de-sac une jubilation mêlée de peur qui sidère et fascine. Ce livre, qui se voulait sans doute un hommage comme une parodie des meilleures périodes du roman noir américain, se termine comme un thriller aussi redoutable que bouleversant. Parce qu’il a écrasé un kangourou par une nuit sans lune, Nick, venu en Australie pour se changer les idées, se retrouve en plein bush, à sept cents kilomètres du premier voisin, en plein cœur d’une bourgade abandonnée au milieu de nulle part. La nature est féroce. Les hommes qui vivent là sont des allumés coupés du monde. Un clan. Ils descendent de familles ayant refusé de quitter les lieux après que l’État ait fermé une mine. Plus de route. Des groupes électrogènes. Un camion pour tout le monde et aucun autre moyen de partir.
  Nick, après une semaine d’insouciance et de sexe avec une jeune Australienne rencontrée sur la route, doit survivre dans cet enfer. Les autres attendent. Pas seulement que Nick travaille à la mise en boîte de viande de kangourous… Non, autre chose. Ils le surveillent, ils le nourrissent, ils le font boire et… et… Et le reste est dans un style incisif, une histoire qui ne s’oublie pas. Le bush, avec ses espaces immenses et sa nature hostile, demeure singulier. Douglas Kennedy le connaît pour avoir sillonné le pays. Voyageur sans repos, cet américain de New York, basé en Angleterre et venu du théâtre, considère le roman noir comme la meilleure école d’écriture aux États-Unis. Le globe-trotter père de famille a, depuis, continué à faire son chemin en publiant Les Désarrois de Ned Allen ou L’Homme qui voulait vivre sa vie. Qui aurait pu lui dire qu’en s’arrêtant, un soir de 1991 dans un tout petit village australien de cinquante habitants, il allait trouver la matière d’une petite merveille ? Qu’il deviendrait, en quelques livres, un artiste consommé susceptible de faire évoluer ses personnages dans des univers ordinaires avant que tout ne bascule ? Comme on a pu le lire dans la presse, « Douglas Kennedy, c’est juste un écrivain qui manie la plume comme d’autres le fusil à lunettes. » Une précision qui fait mouche.

  « Douglas Kennedy bouillonne de talent. » (Martine Laval, Télérama)

 

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