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Tonino
Benacquista
c'est la magie
des titres
pour les romans
qui tiennent
leurs promesses.
La Maldonne
des sleepings,
Les Morsures
de l'aube...,
l'univers
romanesque
est là,
développe
ses cohérences,
dessine dans
les romans
noirs de l'auteur
le portrait
d'un jeune
homme précipité
bien malgré
lui dans des
aventures
qui donnent
envie de croire
à l'extravagance.
Antoine ou
Antonio, selon
qu'il se trouve
ne France
ou en Italie,
parfois personnage
de pure fiction,
parfois double
romanesque
de l'auteur,
dessine au
fil des intrigues
le portrait
d'une jeunesse
qui se cherche,
celle de Tonino
Benacquista
peut être,
mais aussi
celle des
enfants venus
d'ailleurs
qui se débattents
entre fidélité
aux origines
et vie quotidienne
; le portrait
d'un jeune
homme bien
vivant, pétri
d'humanité,
souvent irascible
pour mieux
cacher sa
sensibilité,
et qui laisse
entrevoir
dans les turbulences
de l'action,
ce qu'il sera
à l'âge
d'homme...
Tonino Benacquista
est né
en 1961 en
banlieue parisienne.
D'abord attiré
par le septième
art, il poursuit
des études
de cinéma
avant de s'essayer
à l'écriture
romanesque
puis scénaristique
pour recevoir
en 2002, en
compagnie
de Jacques
Audiard, le
César
du meilleur
scénario
pour le film
Sur mes lèvres.
Tour à
tour accompagnateur
de wagons-lits
sur le Paris-Venise
à vingt
ans, parasite
mondain de
la nuit parisienne
ou accrocheur
de tableaux
dans une galerie
d'art contemporain,
Tonino Benacquista
a le ton vif
et l'écriture
précise.
L'humour cingle
quand on ne
s'y attend
pas. Il faut
dire que son
personnage,
sous des dehors
bourrus, balade
une sérieuse
pugnacité
et ne lâche
pas le morceau
dès
lors qu'on
l'a obligé
à y
mettre les
dents. Son
sens profond
de l'amitié
l'entraîne
dans des histoires
qu'il n'a
pas cherchées
mais qui ne
le lâchent
plus. Que
l'un de ses
potes d'enfance
dans La Commedia
des ratés
se fasse descendre
et lui lègue
une terre
perdue en
Italie, et
il y va !
Pour comprendre
bien sûr,
mais aussi
par une sorte
de fidélité
viscérale.
Tant pis pour
le drame qui
affleure sous
le rire. On
veut sa peau
? Tant mieux.
Lui aime bien
être
le casse-pieds
quitte à
se mettre
à dos
un village
tout entier,
la mafia et
même
le Vatican
! Qu'un inconnu
le contraigne
plus ou moins
dans La Maldonne
des sleepings
à passer
illégalement
la frontière
suisse, et
c'est tout
un train qui
frôle
la folie.
L'absurde
est parfois
plus fiable
que le bon
sens. Antoine
s'accroche.
Se bat et
en redemande
presque. Le
lecteur fait
de même.
Un grand plaisir.
Un signe qui
ne trompe
pas pour quatre
romans noirs
qui forment
un tout à
lire et faire
lire.
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