Jean Guéhenno

de l'Académie française

Prix mondial de la Fondation Simone et Cino del Duca (1973)

Époque : XXe siècle

Jean Guéhenno (1890-1978) est né dans un milieu ouvrier. Contraint d’abandonner l’école à quatorze ans, il continue ses études seul, intègre l’École normale supérieure, obtient l’agrégation  puis occupe de 1945 à 1961 les fonctions d’inspecteur général de l’Éducation nationale. Humaniste passionné de Rousseau, il est l’auteur de L’Évangile éternel (1927), Caliban parle (1928), Jean-Jacques en marge des Confessions (1948), Jean-Jacques, roman et vérité (1950), Jean-Jacques, grandeur et misère d’un esprit (1952), La Foi difficile (1957), Jean-Jacques, histoire d’une conscience (1962) Caliban et Prospero (1969) ; et d’une œuvre autobiographique où il relate son parcours social, Changer la vie, Journal d’un homme de quarante ans (1934), son combat en tant que résistant, Journal des années noires 1940-1944 (1947) et revient sur sa vie littéraire, Carnets du vieil écrivain (1971). Élu à l’Académie française en 1962, François Mauriac lui rend hommage dans son Bloc-notes : « Quelque mal que vous pensiez de l’Académie, dans une vie exemplaire comme celle de Guéhenno, elle apporte une consécration irremplaçable. Le petit ouvrier breton qui, par la puissance de son esprit et par sa persévérance, est devenu ce maître éminent, ce haut fonctionnaire, et surtout cet écrivain, dessine sous nos yeux une image d’Épinal où la Coupole doit apparaître dans la dernière case. »

Dernière mise à jour : 17/09/2015
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